Aux danses jazz, le formulaire !

Il nous apparaît important de vous solliciter afin d'ouvrir un débat et ainsi réfléchir ensemble à la place particulière des danses jazz au sein de l'institution chorégraphique nationale en 2018 !

Un formulaire en ligne est proposé afin de vous permettre de vous enregistrer et de partager vos expériences, connaissances, idées, réflexions... Et envisager une journée – débat – séminaire de réflexion autour d'ateliers thématiques.

Serge Ricci, sa contribution à la lettre ouverte jazz

Serge Ricci danseur, interprète, chorégraphe, professeur, comédien, retraité, apporte sa contribution à la lettre ouverte aux danses jazz !
La danse jazz a toutes les ressources nécessaires pour prétendre et imaginer une meilleure reconnaissance institutionnelle, pourtant sa visibilité est bien en dessous de son existence.
Serge Ricci : De toute évidence la danse jazz a toutes les ressources nécessaires pour prétendre et imaginer une meilleure reconnaissance et je soulignerais de prime abord déjà une reconnaissance que l’on n’a jamais voulu lui octroyer vraiment, celle de sa créativité, de la création.
         Certains créateurs notamment de ceux qui apparaissent dans les années 80 ont été « suivi » mais pas régulièrement, par saupoudrage de temps en temps enfin bref en alternance. La visibilité n’était pas suffisante, la reconnaissance quasis inexistante.
         Considéré autrement le mot alternance va bien à la danse jazz, il pourrait illustrer son tracée, son histoire, son rayonnement mais aussi mettre en perspective les différents aspects riches et multiples qui nous ont permis à travers cette danse de se reconnaître d’une filiation, d’engendrer, de créer, de fédérer et de continuer à exister.
         Il y a régulièrement revenant des décideurs cette logique de la binaire quelque peu réduite qui voudrait que d’un point à un point on trace un trait, entre deux rives ont construit un pont, entre deux sons il y a un balancement de droite à gauche...
         La danse jazz dans son entièreté nous rappelle qu’un trait c’est aussi une multitude de points, qu’entre deux rives il y a d’abord la notion du passage de la transition et entre deux sons indépendamment d’un balancement léger il y a la fertilité de l’ondulation et ainsi s’inscrit plus amplement un rythme ternaire, fécond, universel, notre respiration celle de l’autre, des autres.
         De ça et de bien d’autres valeurs la danse jazz est porteuse, elle façonne une attitude, donne un ton, dynamise des façons de faire et de s’insérer dans un principe de socialisation, d’existence et de vivre ensemble.
         D’une danse, l’alternance nous restitue l’annonce d’un mouvement ternaire mais ici elle ne se caractérise pas seulement par un rythme, une musicalité mais plus largement dans la façon qu’elle a de s’initier dans nos modes de vie, nos façons de faire, d’agir et de respirer.
         De mémoire et de mon ressenti cette expérience de la danse jazz nous invite à dynamiser nos parcours en suivant différents courants propices à générer de multiple orientations qui m’ont au fil du temps personnellement caractérisé. Un apprentissage qui m’a permis de m’identifier et d’être identifié en tant qu’interprète dans le milieu de la danse.
         Alors la danse jazz ce serait le parent pauvre de la danse car elle a fauté d’être trop commercial ou je ne sais quoi encore.
         Qui est qui dans ce système pour dire ce qui est trop ou pas assez ?

Oeuvrer coopérativement pour la danse jazz en France ! Être en capacité d'établir ensemble, un cahier des missions et des charges tourné vers une digne identification, légitimation et donc mémoire des spécificités et diversités de la Danse Jazz ?
Serge Ricci : De premier chef c’est déjà une belle mise en œuvre de vouloir faire ressortir des valeurs, de créer une visibilité, de donner du corps à un courant en danse qui en dehors de son aspect pédagogique est resté à la marge.

Ce n’est pas simplement une question de reconnaissance ou de revendications (même si ça le reste profondément) mais ce serait par exemple une grande occasion d’activer les forces vives entre l’histoire, ce qui a existé de notre époque, le présent créatif et la création en devenir.,.

Sur le plan de la création
         Nommer répertorier ce qui ont participé au mouvement de la création sur le territoire en danse jazz 
         Et ce qui continu à faire des créations et à s’inscrire dans le paysage.
         Nommer répertorier ceux qui sont émergents, ceux qui participe à un présent créatif.
         De quel façon procède les jeunes créateurs aujourd’hui pour se donner de la visibilité, des moyens ?
         Quelle relation la jeune création développe avec les institutions ?  
         Comment font ils ?
         Où se produisent ils ?

Œuvrer coopérativement cela reste une démarche difficile, complexe mais qui malgré tout m’a paru réalisable lorsque le moment venu nous donnions plus d’importance aux moyens plutôt qu’à un objectif fixé. La notion de débats de partage et de questionnement reste salutaire, l’utopie fait partie de nos vies, de nos métiers et c’est aussi de ça que nous nous sommes construit et avons avancés.

         Il n’est pas ici et la question ne sera pas de simplifier le monde, ni de proposer l’édification d’un musée, mais de trouver une place parmi les choses qui nous ignorent mais dont nous avons besoin tout autant que nous avons besoin de nous mêmes.


Rejoindre le groupe facebook Lettre(s) ouverte(s) aux danses jazz ! afin d'ouvrir un débat et ainsi réfléchir ensemble à la place particulière des danses jazz au sein de l'institution chorégraphique nationale !

Et très bientôt en répondant au formulaire en ligne !
Articles liés :

Dans quel sens ?

Newsletter La Mutualité des AC - Avril 2018

Les publications récentes de La tournée des POPOTES ont rencontré un vif succés d'intérêt et de lecture. 3480 visiteurs pour la Lettre ouverte aux danses jazz1111 pour le texte majeur et significatif de Galaad Le Goaster "Pour ne plus s'enferrer sans cesseet 873 pour La danse du système.
Merci de votre soutien !

En complément de la publication des Pistes de la Mutualité des AC, nous vous proposons cette newsletter d'avril 2018, au sommaire : Les définitions de "sens" / Le bon sens ? / D'importance à lire ailleurs / Des nouveaux outils collaboratifs et coopératifs en ligne / Actualités des Chorégraphes Associés / Conseils de lecture
Commençons par définir ses sens !

Sens 1 - nom masculin
1.Faculté d'éprouver les impressions que font les objets matériels (sensation), correspondant à un organe récepteur spécifique (sentir). Les cinq sens traditionnels (vue, ouïe, odorat, goût, toucher).
2. Les sens (chez l'être humain) instinct sexuel, besoin de le satisfaire (sensualité).
3. Le sens de… faculté de connaître d'une manière immédiate et intuitive (instinct).
4. Bon sens capacité de bien juger, sans passion.
5. Tomber sous le sens aller de soi, être évident.
6. Sens commun manière de juger commune et raisonnable (qui équivaut au bon sens).
7.(dans des locutions) Manière de juger (d'une personne). À mon sens à mon avis.
8. Idée ou ensemble intelligible d'idées que représente un signe ou un ensemble de signes.
Le sens d'un texte ; d'un sourire.
9. Idée générale (concept) à laquelle correspond un mot, une expression (objet, sentiment, relation, etc.). Ce mot a plusieurs sens (polysémie).
10. Idée intelligible servant d'explication, de justification. Ce qui donne un sens à la vie.

Sens 2 - nom masculin
1. Direction ; position dans l'espace (plan, volume). Dans le sens de la longueur. locution adverbiale Sens dessus dessous (choses) dans une position telle que ce qui devrait être dessus se trouve dessous ; dans un grand désordre ; au figuré (personnes) dans un grand trouble.
2. Ordre dans lequel un mobile parcourt une série de points ; mouvement orienté. Sens unique.
3. abstrait Direction que prend une activité. Nous devons travailler dans le même sens.

La place de l'artiste dans la société OU La place de la société dans la vie de l'artiste, le bon sens ?

Est-ce une question de posture, de regard, d'échelle, de lutte de classe, un problème de valeurs, de hiérarchie, de subordination ou de soumission, de perversion parfois ? C'est une question de verticalité : une personne peut-elle être assez centrée pour préférer le cercle, être dans la circulation ? Est-ce la quadrature du cercle, un problème impossible à résoudre, un projet irréalisable ? Comme citoyen, ma compétence, mon savoir-faire est-il au service des autres citoyens ? Mon travail est-il un échange, un troc, un usage (en)vers et pour les autres ? Mon métier s'inclut-il dans la société avec la conviction de sa nécessité et de sa porosité intrinsèques ?

Le système capitaliste agonisant nous entraîne vers trop d'individualisme et génère le catastrophisme et la destruction  de  toutes les espèces et les éléments de notre planète. A notre petite échelle citoyenne nous perpétuons majoritairement : l'individu dans la société plutôt que la société des individualités ! A nous de faire ce choix !

Tentons le travail collaboratif et coopératif, essayons la Mutualité !

D'importance à lire ailleurs

Par Hubert Guillaud

Plusieurs des présentations et tables rondes auxquelles j’ai assisté lors du Ouishare Fest s’intéressaient au travail et à comment la collaboration le transforme en profondeur. Les modes collaboratifs peuvent-ils fonctionner dans des entreprises qui demeurent hiérarchiques, pyramidales ? Et si ce n’est pas cas, comment mieux distribuer la gouvernance, l’organiser ? Epouser une culture de la collaboration nécessite-t-il de la pousser jusqu’au bout, jusqu’aux modes d’organisation et de partage du pouvoir qu’est l’organisation du travail elle-même ?

Réinventer nos modes d’organisation avec les outils du XXIe siècle
Nous travaillons avec et appartenons à de plus en plus de réseaux, d’organisations, de communautés… Si les réseaux et organisations en réseaux ont toujours existé, comment se reconfigurent-ils à l’heure de la société connectée ? Si les technologies permettent désormais de se relier à très grande échelle, quelles nouvelles formes d’organisation en résultent ? (...)

Le blog de Jean-Louis Sagot-Duvauroux Penser l'émancipation, décalcifier les perspectives
MONDIALITE CULTURELLE 1 – Un point de détail ? : J’entame avec ce texte une réflexion sur les liens entre les politiques culturelles publiques et l’avénement d’une mondialité débarrassée de la domination occidentale. Les questions posées par cet enjeu sont souvent jugées périphériques. Mon expérience artistique entre France et Mali m’a convaincu qu’elles sont centrales. Dans ce premier texte, je tente d’explorer la pensée-réflexe qui conduit beaucoup de ceux dont l’ascendance n’en a pas souffert à les considérer sans malice comme du détail. Il sera suivi d’un second consacré à débrouiller la façon dont le projet de la modernité a intimement associé humanisme, progressisme et racisme. Le « détaillisme » tout comme la nature de la modernité impériale ont de mon point de vue fortement impacté la structuration de l’appareil culturel d’Etat. Le troisième « épisode » fera un état des lieux des pannes, des bugs et des rhumatismes de l’appareil culturel public. Et enfin, je proposerai, à partir de l’expérience, quelques pistes pour la refondation des politiques culturelles.” / MONDIALITE CULTURELLE 2 – Humanisme, progressisme, racisme… / MONDIALITE CULTURELLE 3 – Concrètement, on en est où ?

De nouveaux outils collaboratifs et coopératifs en ligne
à utiliser ensemble pour tester leur efficience :

Trello vous permet de voir votre projet dans son ensemble en un clin d'œil. Trello est gratuit, souple et c'est un moyen visuel d'organiser ce que vous voulez avec qui vous voulez. Laissez tomber les longs échanges par e-mail, les tableurs obsolètes, les notes adhésives qui se décollent et les logiciels compliqués pour gérer vos projets. trello.com

Trop d'e-mails et de réunions inefficaces? N'attendez plus la prochaine réunion pour prendre une décision. Loomio vous fait gagner du temps, vous aide à obtenir des résultats clairs et garde tout à portée de main. www.loomio.org

Avancez en équipe. Rien de plus simple qu’Asana pour suivre en équipe l’avancée des projets et obtenir des résultats. asana.com/fr/

artswap - Plateforme d’échanges de services & de matériel entre artistes. artswap une création du lab. Cette initiative s'inscrit pleinement dans son rôle d'accompagnement des professionnels du spectacle vivant. www.artswap.fr

Actualités de nos collègues Chorégraphes Associés

Lundi 23 avril 19h : Publication de la nouvelle brochure « Chorégraphes dans la société », Inventer et construire à micadanses, rue Geoffroy l'Asnier, Paris.
Présentation de notre 3ème brochure, autour des vignettes des chorégraphes, collectées par Micheline Lelièvre sur tout le territoire. en présence des auteures: Zoé Haller, Hélène Marquié, Micheline Lelièvre et des membres de Chorégraphes Associé.e.s
- Un Temps d'échange autour de la Plateforme du Chorégraphe est prévu avec Noël Claude.
Enquête en collaboration avec SYSTEMED(ANSE)

Nous sommes un syndicat indépendant, qui s’implique durablement dans tous les domaines de la création pour que le mouvement dansé reste une force de la vie artistique. - Vigie de tous les auteurs chorégraphiques - Acteur et force de propositions sur tout le territoire - Editeur et créateur de contenus sur la profession de chorégraphe - Porte-parole d’un corps de métier - Représentant auprès des organisations professionnelles et syndicales - Inventeur de débats d’idées - Défenseur de la danse aujourd’hui.

Autres conseils de lecture

13 MARS 2018 PAR JEAN-PIERRE THIBAUDAT BLOG : BALAGAN, LE BLOG DE JEAN-PIERRE THIBAUDAT
Comment une création peut-elle vivre si sa durée de vie est au plus de cinq représentions, durée constatée de plus en plus souvent dans les théâtres et dans les festivals ? Comment le théâtre peut-il être un art vivant si les programmes de la saison 2018-2019 sont complètement bouclés au plus tard fin mars 2018 au nom du dieu abonnement ? Tout le monde sait cela mais personne ne bouge. Atch ! En savoir plus sur blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/070318/programmateurs-arretez-le-massacre

Le manuel du parfait entrepreneur de spectacles néo-libéral
23 MARS 2018 PAR JEAN-PIERRE THIBAUDAT BLOG : BALAGAN, LE BLOG DE JEAN-PIERRE THIBAUDAT
Michel Simonot publie « La Langue retournée de la culture », un pertinent opuscule qui montre comment le langage de la culture a intégré la pensée néo-libérale dominante, depuis les élus jusqu’aux ministères en passant par les artistes et les directeurs souvent devenus des managers. En savoir plus sur blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/210318/le-manuel-du-parfait-entrepreneur-de-spectacles-neo-liberal

Sur cultureveille.fr

Les 5 candidatures retenues à la direction du Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne. En savoir plus...
Articles liés :
> Les pistes de la Mutualité des AC - 8 avril 2018
"Pour ne plus s'enferrer sans cesse" par Galaad Le Goaster - 18 mars 2018
Missive(s) de terrain(s) par Marguerite Péchillon et Hélène Charles - 8 mars 2018
Lettre ouverte aux danses jazz par Philippe Madala - 6 mars 2018
La danse du système - 26 février 2018
La M.A.C. c’est - Vos 1ères réponses pour une M.A.C. - 25 octobre 2017

Les pistes de la Mutualité des AC

Accoucher de la Mutualité des Acteurs Chorégraphiques pour concrètement et pragmatiquement prendre part aux choix et décisions qui nous concernent.

Nous avons toutes et tous des propositions, des améliorations et des paroles à porter dans la politique chorégraphique nationale ! Aujourd'hui les seuls organes qui participent, rapportent et proposent auprès des tutelles sont SystèmeD(anse)Chorégraphes Associè.e.sl'ACCN, l'A-CDCN, LAPAS, Syndeac groupe Danse... Êtes-vous suffisamment représentés par ces organisations ? N'avez-vous pas des améliorations, aménagements, amendements, apports, arrangements, avancements, bonifications, changements, corrections, évolutions, fertilisations, issues, mieux, mises au point, modifications, modus vivendi, normalisations, optimisations, perfectionnements, progrès, ravalements, réformations, réformes, régénérations, rénovations, réparations, retouches, révisions, transformations... à proposer pour une politique chorégraphique sociale et solidaire ?
Les premières pistes et chaussées pour la Mutualité des AC proposées par les coopérateurs :
 Collège danseur-interprète  : Parce qu'ils sont nos frères et nos sœurs de sueur et d'échardes dans les coussinets, de ménisques et de disques usés... Nous souhaitons : 1/ des décideurs pour la danse issus de nos rangs2/ une attention constante à ne pas opposer les esthétiques, et admettre la pluralité3/ des choix et une gestion ancrée dans la réalité des territoires4/ la fin de l'opposition entre création et transmission5/ l'abolition d'un carcan ministériel sur LES pédagogies de la danse6/ la reconnaissance du parcours d'interprète ou de créateur dans la transmission des danses, 7/ une politique active pour augmenter les salaires des danseurs, des professeurs et des chorégraphes : Imposer un plancher salarial, 8/ lutter contre la surexploitation des danseurs, les conventions collectives ne suffisent pas à les protéger des lubies de chorégraphes eux-mêmes sous pression. 
 Collège chorégraphe  : Parce qu'ils sont les initiateurs et porteurs centraux des utopies chorégraphiques... 9/ la fin de l'obligation de créer une pièce par an pour progresser sur l'échelle des subventions, 10/ les aides à la diffusion à hauteur des aides à la création, 11/ la reconnaissance de la diffusion des œuvres dans l'évaluation des artistes, 12/ la compréhension et la transparence des critères d'obtention des aides aux cies et aux structures, à tous les étages : DRAC, conseils régionaux, départementaux, métropoles et villes, 13/ la reconnaissance institutionnelle de toutes les démarches de chorégraphes atypiques et transdisciplinaires autour du mouvementqui impliquent des danseurs.
 Collège représentativité  : Parce qu'elle est l'expression nécessaire d'une démocratie réelle... 14/ Participer aux décisions concernant la politique de la danse en proposant des représentants du secteur chorégraphique au sein des diverses commissions qui statuent sur la danse: DRAC, Conseils régionaux, syndicats, comités d’experts, comités d'orientation pédagogiques, jury DE et CA, etc… 15/ Imposer la présence d’observateurs garants de l’équité des décisions dans les commissions d’experts d’évaluation des DRAC, veiller aux conflits d’intérêt et à l'expression de la pluralité des points de vue. 
 Collège stratégie et coordination  : Parce qu'elles sont les 2 mamelles de la force... La Mutualité des AC pour Penser ensemble les politiques à partir du terrainOrganiser et participer à des évènements fédérateurs au delà du cercle artistique. Travailler le social, le politique, l'intelligence collective.


La Mutualité des Acteurs Chorégraphiques
c'est une organisation où chaque Acteur Chorégraphique peut se sentir réellement représenté dans l'(en)commun et apporter ses contributions et propositions sur tous les sujets, dans le respect de la personnalité de chacun,
c'est aussi le meilleur moyen de faire circuler, affluer, se déplacer les informations importantes, notamment les mécanismes des politiques artistiques & chorégraphiques. Les mouvements et mises en oeuvre de la place de la danse et de l'art dans la société, mais surtout de la place de la société dans la vie de l'artiste,
c'est, au mieux, la manière équitable, intègre et judicieuse de "représenter et présenter" la pluralité qui est la nôtre, et permettre d'apporter des propositions légitimes et rationnelles auprès de nos coproducteurs, collectivités, tutelles et élu(e)s,
c'est une initiative de ré-appropriation citoyenne dans l'organisation de la vivacité et pluralité dansante, surtout pas une structure clivante et/ou jugeante comme nous en avons tant l'habitude dans le secteur chorégraphique : T'as compris le coup ! Après j't'explique ! Elie Kakou
c'est une structure qui permet d'agir et influer sur les nécessaires améliorations, des nombreux points, sujets, dispositifs... (en) communs qui sont les nôtres, et cela pour la majorité des Acteurs Chorégraphiques dans leurs esthétiques, secteurs et spécificités professionnelles,
c’est une constellation, pôle de vigilance et force de propositions, pas un espace donneur de leçons ou tentant de devenir calife à la place du calife, mais a contrario un espace éclairant, nourrissant, circulatoire...
c'est un engagement à oeuvrer et défendre des opinions et perspectives territoriales et nationales des politiques chorégraphiques. Chaque territoire a son histoire, ses terrains et spécificités, le national, notre ministère de la culture émet les règles constituantes, nous devons y participer.
(...)

Aux danses jazz, la suite !

Marseille, le 28 mars 2018

Bonjour et merci aux 3346 visiteurs qui ont pris du temps et de l'attention à ma « Lettre ouverte aux danses jazz » du 6 mars dernier !

Un courrier indéniablement partagé par les acteurs concernés, qui a suscité également quelques retours, questionnements, informations, avis et débats...

J'ai bien conscience de la difficulté à dégager du temps personnel à la réflexion et au débat d'idées pour avancer concrètement sur une mise en examen coopérative. Cela afin d'établir un cahier des missions et des charges tourné vers une plus juste identification, légitimation et donc mémoire des spécificités et diversités des Danses Jazz ?

Comment procéder ? Par étapes assurément ! Progresser par paliers et à différents niveaux, je vous propose les deux étapes suivantes pour commencer :

> Créer un formulaire en ligne afin de permettre aux acteurs concernés de s'enregistrer et de partager leurs expériences, connaissances, idées, réflexions...

> Prendre date d'une journée – débat – séminaire de réflexion autour d'ateliers thématiques. J'ai dix années d'expériences dans la mise en place et l'organisation de nombreux séminaires et universités d'été au sein des Acteurs Chorégraphiques PACA. C'est indispensable de faire un premier rendez-vous de visu pour envisager optimalement la suite !

Je remercie déjà pour leurs signes, retours et contributions : Raza Hammadi, Serge Ricci, Patricia Karagozian de CodaJazz, Philippe Lafeuille et Rick Odums, pour élaborer une masse critique ; énoncer des initiatives, des manques et des besoins ; relayer nos réflexions et ainsi de porter des prérogatives..."

Afin de réaliser le formulaire en ligne, il nous faut établir ensemble les grandes questions ouvertes à poser ! Merci de partager vos propositions en m'écrivant à pmadala@wanadoo.fr.

Dans l'attente de vos retours.
Bien à vous
Philippe Madala

Photo BJM - Les Ballets Jazz de Montréal - www.bjmdanse.ca

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